Agricultural research and higher education in Africa: trends, challenges and ways of moving forward

Abstract: 
Agricultural R&D is critical to increasing smallholder productivity and generating agricultural growth in Sub-Saharan Africa (SSA), but governments continue to underinvest in agriculture, more specifically in agricultural research and development (R&D). After a decade of stagnation during the 1990s investments and human resource capacity in SSA’s public agricultural R&D increased by more than 20 percent during 2001–08. Most of this growth, however, occurred in a handful of countries and was largely the result of increased government commitments to enlarge very low salaries and to rehabilitate neglected infrastructure, often after years of underinvestment. Furthermore, close to half of the SSA countries, for which timeseries data were available during this period, experienced declines in their spending levels. Many countries, particularly those in francophone West and Central Africa, are threatened by extremely fragile funding systems, are highly dependent on donor funding, and face large fluctuations in funding levels from one year to the next. Despite positive developments in agricultural R&D staffing levels in most countries, a large number of them continue to face important capacity challenges. In some countries, especially in francophone West Africa, long-term public-sector recruitment restrictions have skewed the average age of scientists to the higher end of the spectrum and left agencies vulnerable as their senior staff approach retirement without a clear line of succession. Countries that have been able to lift long-term recruitment bans have often had to contend with influxes of young, inexperienced, BSc-qualified scientists in need of appropriate training but lacking middle-level mentors to guide them. Attracting and retaining qualified research staff is a major challenge. Moreover, in-country postgraduate training opportunities are limited in many countries. The organizational architecture for SSA research is in place, but it has become highly complex, and many of the potential linkages and institutional arrangements remain underdeveloped. Building on the outputs and deliberations during the ASTI/IFPRIFARA conference in Accra in December 2011, a number of directions were identified that are needed to address the many challenges agricultural R&D faces in SSA in terms on sustainable investments by governments and donors, development of the necessary scientific talent, creation of linkages between a diverse group of national stakeholders, and the development appropriate interfaces across global and regional agricultural research systems.
La recherche et le développement (R & D) agricole sont essentiels pour accroître la productivité des petits agriculteurs et générer la croissance agricole en Afrique subsaharienne (ASS), mais les gouvernements continuent à sous-investir dans l’agriculture, et plus particulièrement dans la recherche et le développement (R & D)agricole. Après une décennie de stagnation durant les années 1990, les investissements et la capacité des ressources humaines dans la R & D agricole publique en Afrique subsaharienne ont augmenté de plus de 20 pour cent au cours de 2001-08. La plupart de cette croissance a cependant eu lieu dans une poignée de pays et était en grande partie le résultat des engagements accrus du gouvernement pour améliorer les salaires très bas et réhabiliter des infrastructures négligées, souvent après des années de sous-investissement. En outre, près de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des données chronologiques étaient disponibles durant cette période, ont connu une baisse de leurs niveaux de dépenses. De nombreux pays, en particulier ceux de l’Afrique centrale et de l’Ouest francophone, menacés par les systèmes de financement extrêmement fragiles, sont fortement tributaires du financement des donateurs, et font face à d’importantes fluctuations dans les niveaux de financement d’une année à l’autre. Malgré des évolutions positives dans les niveaux de dotation de la R & D agricole de la plupart des pays, un grand nombre d’entre eux continuent à faire face à des problèmes importants de capacités. Dans certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest francophone, les restrictions à long terme de recrutement dans le secteur public ont faussé l’âge moyen des scientifiquesà l’extrémité supérieure du spectre et ont laissé les agences aussi vulnérables comme leur personnel âgé approche la retraite sans unevoieclaire de succession. Les pays qui ont été en mesure de lever les interdictions de recrutement à long terme ont souvent dû faire face aux afflux des scientifiques diplômés d’université, jeunes et inexpérimentés, qui ont besoin d’une formation appropriée, mais manquant de mentors de niveau intermédiaire pour les guider. Attirer et retenir du personnel de recherche qualifié est un défi majeur. En outre, des possibilités de formation de troisième cycle au niveau national sont limitées dans de nombreux pays. La structure organisationnelle de la recherche en Afrique subsaharienne est en place, mais elle est devenue très complexe, et beaucoup de liens potentiels et d’arrangements institutionnels restent sous-développés. S’appuyant sur les résultats et les délibérations lors de la conférence ASTI / IFPRI-FARA à Accra en Décembre 2011, un certain nombre d’orientations ont été identifiées qui sont nécessaires pour faire face aux nombreux défis des aspects de la R & D agricole en Afrique subsaharienne en matière des investissements durables par les gouvernements et les bailleurs de fonds, le développement du talent scientifique nécessaire, la création de liens entre les divers groupes des intervenants nationaux, et les interfaces de développement appropriées à travers les systèmes mondiaux et régionaux de recherche agricole.
Language: 
Extended abstract under Strengthening S&T Capacity in Africa
Date of publication: 
2012
Region Focus: 
Africa Wide
Author/Editor(s): 
Collection: 
RUFORUM Conferences and Workshops
Licence conditions: 
Open Access
Form: 
Printed resource
Publisher: 
Notes: 

The 2012 RUFORUM Biennial Conference is the third in the series. The main objective of the Biennial conferences is to provide a platform for agricultural research for development stakeholders in Africa and beyond to actively exchange findings and experiences, while at the same time learning lessons towards improving performance of the agricultural sector and ultimately people’s livelihoods. The biennial conference is RUFORUM’s most comprehensive meeting for the diversity of stakeholders in agriculture. It is especially dedicated to graduate students and their supervisors, grantees in RUFORUM member universities and alumni. It is a platform for peer review, quality control, mentorship, networking and shared learning. The third Biennial Conference was attended by 657 participants. This record contains an extended abstract accepted under the theme Strengthening S&T Capacity in Africa