Strengthening higher education for socio-economic development in Africa

Abstract: 
Higher Education Institutions (HEIs) have the responsibility of building the human capital required to drive socio-economic growth in many countries. It is the mandate of HEIs to carry out training, research, and innovation for development. The right of access to higher education is described in UN International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights of 1966, Article 13, that states that “higher education shall be made equally accessible to all, on the basis of capacity, by every appropriate means, and in particular by the progressive introduction of free education.” In Europe, Article 2 of the First Protocol to the European Convention on Human Rights, adopted in 1950, obliges all signatory parties to guarantee the right to education. In Africa, tertiary education is still at its infancy unlike primary and secondary school education. The number of persons with PhD is low and brain drain is a reality in most countries. Despite a surge in the number of students in Tertiary Education institutions, the number of members of staff that hold a PhD degree is low, teaching infrastructures are old and overcrowded and the capacity to carry out cutting edge research is a problem. Besides universities are being accused of producing graduates that do not match the needs of the industry. To counter these problems, universities are urged to reengineer their training to ensure enhanced access to quality and relevant education. Student mobility and adequate funding should play a major role in the reengineering process. Research and innovation should increasingly become an integral part of postgraduate training programmes particularly in fields that are priority to specific country programmes or regional agendas. This should be strengthened by building in systems that encourage intellectual property rights and that motivate staff. Commercialization of research outputs and dissemination using the relevant communication channels is critical if the benefits of the research will trickle down to communities and industries. More importantly, HEIs should become more entrepreneurial through establishment of programmes that support job creation. This could be through curricula review to embed business training courses in all programmes. This can be twinned with establishment of business incubation centres for nurturing graduate business start-up companies. Dependency on government capitation should decrease by embracing diverse mechanisms of resource mobilization such as establishment of spin off companies and industrial parks. The problems of Africa need a local solution and this can only be realized if HEIs primarily deliver on their core mandates of training, research, and innovation for development.
Les établissements d’enseignement supérieur ont une responsabilité de développer et de renforcer des capacités humaines nécessaires pour promouvoir la croissance socioéconomique de nombreux pays. Il est du ressort des établissements d’enseignement supérieur de mener des activités de formation, de recherche et d’innovation pour le développement. Le droit d’accès à l’éducation et plus précisément a l’enseignement supérieur est décrit dans l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966, qui stipule que «l’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous, sur la base des capacités, par tous les moyens appropriés, et en particulier par l’introduction progressive de l’éducation gratuite”. En Europe, l’article 2 du Premier Protocole de la Convention européenne des Droits de l’Homme, adoptée en 1950, oblige toutes les parties signataires à garantir le droit à l’éducation. En Afrique, l’enseignement supérieur en est encore à l’étape embryonnaire, contrairement à l’enseignement primaire et secondaire. Les personnes titulaires de doctorat sont en minorité, et la fuite des cerveaux demeure une réalité dans la plupart des pays. Malgré l’augmentation du nombre d’étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur, le nombre de personnels titulaires de doctorat est faible, les infrastructures d’enseignement vieilles et surpeuplées, et les opportunités de mener des recherches de pointe demeurent un problème. Par ailleurs, les universités sont accusées de former des diplômés qui ne correspondent pas aux besoins de l’industrie. Pour faire face à ces problèmes, les universités sont vivement invitées à restructurer leur système formation, afin de garantir un accès à une éducation de meilleure qualité et pertinente. Les mécanismes de mobilité et d’échange des étudiants et de financement adéquat devraient jouer un rôle majeur dans ce processus de restructuration. La recherche et l’innovation doivent faire partie intégrante des programmes de formation de second cycle, en particulier dans les domaines qui sont prioritaires aux programmes spécifiques nationaux et régionaux. Ceci devrait être renforcé à travers l’intégration des systèmes encourageant les droits de propriété intellectuelle et motivant le personnel. La commercialisation des résultats de recherches et leur vulgarisation à l’aide des canaux de communication pertinents sont essentielles si les avantages de ces recherches parviennent aux communautés et aux industries. D’une façon plus importante, les établissements d’enseignement supérieur devraient devenir plus entreprenants en établissant des programmes stimulant la création d’emplois. Ceci pourrait se faire à travers l’examen et la révision des curricula pour permettre l’intégration des cours de formation professionnelle dans tous les programmes. Ceci peut aussi être jumelé avec la création de centres d’entreprise à vocation d’incubation pour encourager les idées d’entreprises des diplômées. La dépendance vis-à-vis du gouvernement devrait être réduite en adoptant des mécanismes de mobilisation des ressources, tels que la création de sociétés dérivées et de parcs industriels. Les problèmes en l’Afrique doivent être résolus au niveau local et cela ne peut se réaliser que si les établissements d’enseignement supérieur remplissent pleinement leurs principaux mandats que sont la formation, la recherche et l’innovation pour le développement.
Language: 
Date of publication: 
2018
Country: 
Region Focus: 
East Africa
Author/Editor(s): 
Volume: 
15
Pagination: 
13-21.
Collection: 
RUFORUM Working document series
Licence conditions: 
Open Access
Access restriction: 
Form: 
Web resource
Publisher: 
ISSN: 
1607-9345
E_ISSN: 
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